Refaire une façade : ce qui fait le prix
Deux façades de même taille peuvent donner deux devis très différents. L'écart ne vient pas des mètres carrés : il vient de ce qu'il y a sous la peinture, de la hauteur à atteindre et de ce qu'on décide de reprendre en même temps.
Avant de demander un devis, on aimerait connaître le budget. C’est normal. Mais une façade ne se chiffre pas au mètre carré comme un sol. La surface compte, bien sûr ; ce qui fait vraiment l’écart entre deux devis tient en quatre questions : dans quel état est le support, comment on y accède, quelle finition on vise, et ce qu’on reprend en même temps.
La surface, et tout ce qui la découpe
Plus il y a de mur, plus il y a de travail. Mais une façade pleine se traite plus vite qu’une façade percée de fenêtres, de portes et d’appuis. Chaque ouverture se protège, se contourne et se reprend autour. Un pignon, un avant-toit ou un balcon ajoutent du temps sans ajouter beaucoup de surface.


L’état du support, la vraie inconnue
C’est le poste qui fait le plus varier un devis, et celui qu’on ne voit pas depuis la rue. Un enduit sain, dur et bien accroché se nettoie, puis se repeint. Un enduit qui sonne creux, qui se fissure ou qui s’effrite doit d’abord être réparé. Et si l’eau est entrée, il faut traiter la cause avant de toucher à la finition : c’est l’objet de notre article sur les façades qui noircissent.
C’est pourquoi un prix sérieux se donne après avoir vu le mur. Un chiffre annoncé sans visite suppose un support sain ; s’il ne l’est pas, la différence apparaît en cours de chantier.
« Une façade ne se chiffre pas au mètre carré. Elle se chiffre à ce qu’il y a sous la peinture. »

L’accès, ou le poids de l’échafaudage
Dès qu’on dépasse la hauteur d’une échelle, il faut un échafaudage. Son coût suit la hauteur, le nombre de niveaux, le terrain autour du bâtiment et la place disponible. Une pente, une haie, une véranda ou une façade en bordure de trottoir compliquent le montage ; sur le domaine public, il faut en général une autorisation de la commune.

Une fois monté, l’échafaudage donne accès à tout le reste : avant-toits, chéneaux, volets, toiture. Les reprendre sous le même échafaudage évite de le remonter plus tard. C’est l’intérêt d’une seule entreprise pour toute l’enveloppe : à Interlaken, la toiture et la façade ont été reprises dans le même chantier.
La finition choisie
Un nettoyage suivi d’une peinture, un crépi neuf ou un enduit refait ne demandent pas le même travail. Garder la teinte ou en changer non plus : un changement de couleur marqué peut demander une couche de plus. Les volets, les boiseries et les ferronneries se reprennent souvent en même temps ; mieux vaut le décider avant, pour qu’ils figurent dans le devis.
Comparer deux devis
Deux devis ne se comparent que s’ils décrivent le même travail. Avant de regarder le total, vérifiez ce que chacun dit de :
- la préparation du support : nettoyage, réparations, et ce qui est prévu si l’enduit se révèle plus abîmé qu’annoncé ;
- l’échafaudage : compris ou non, avec son montage et son démontage ;
- le nombre de couches et les produits prévus ;
- les volets, les boiseries et les avant-toits : inclus ou non ;
- la protection des abords, des fenêtres et des plantations, et le nettoyage en fin de chantier.
Un devis qui ne dit rien de la préparation n’est pas forcément moins cher à la fin.
Ce qu’il nous faut pour une première estimation
Une photo de chaque façade, prise de loin, une photo de près là où l’enduit est le plus abîmé, et le code postal du bien. Dites-nous aussi ce qu’il y a au pied du mur : jardin, pente, trottoir. Avec cela, nous vous rappelons dans la journée avec une première estimation ; le prix se fixe sur place, une fois le support vu. Ce que nous faisons sur les façades est détaillé sur la page façades et extérieurs.
— Les équipes Toloche
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Envoyez-nous une photo. Nous vous rappelons dans la journée avec une première estimation.